Alexis Nivelle

  Alexis Nivelle est né le 30 décembre 1978 à Abbeville en Picardie. Il a grandi, non loin de là, à Mesnil-Val, un village tranquille à proximité de la mer.

Enfant, il est passionné de littérature fantastique et policière et dévore de nombreux ouvrages de fiction. Ses auteurs favoris sont alors Poe, Maupassant, Conan Doyle et Lovecraft.
Impressionné par ses lectures, il commence à peindre et à dessiner très tôt. La plupart du temps ses images représentent déjà des scènes nocturnes ou des créatures étranges …

Durant son adolescence, Alexis est un garçon discret qui passe de nombreuses heures à observer les insectes et à essayer d’élever des fourmis dans sa chambre. A cette époque il souhaite devenir entomologiste, mais, extrêmement médiocre en biologie et mathématiques, il est orienté en Faculté d’Arts plastiques à Amiens. Là, il rencontre le peintre Denis Pouppeville qui sympathise avec lui et l’encourage à exposer ses peintures.

Dès lors, il quitte la faculté et exerce différents petits métiers: standardiste, hôte d’accueil et également gardien de nuit dans un musée. Alexis vit actuellement dans le Nord de la France.
 

Un palais et une ombre

Je connais un lieu extravagant. Dans la brume des plaines picardes, se dresse un palais immense et somptueux appelé “Université”. A l’intérieur du palais, un département, où de vieux savants, des chercheurs tentent de transmettre un peu de leur savoir à de jeunes étudiants en Art. Parmi les étudiants, parfois égarés, si on est un bon observateur, on peut y rencontrer quelques personnages singuliers.

Là, j’ai rencontré Alexis Nivelle. Il essayait comme d’autres, d’obtenir une “licence en Art Plastique”, comme d’autres, ailleurs, essayent d’obtenir un permis de séjour. Le premier abord fut rustique. Mais l’humour, la goguenardise et peut-être ce que l’on appelle l’intelligence, effacèrent vite cette première impression. La conversation s’engagea sur Klee, Edgar Gillet, Spilliaert, Kubin …

Il y a des gens à qui il ne faut pas trop enseigner. Il suffit de jardiner un peu, d’arroser souvent, d’ôter les quelques doutes qui empêcheraient la floraison et de laisser vivre. Le gaillard avait de la tripe, il était doué, très doué. De l’or dans les mains, dit-on. J’ai vu l’or couler.
Alexis aimait le papier, l’encre et l’eau, le café et le thé (qui sont comme chacun le sait d’excellents colorants). Il avait aussi un coté chiffonnier : un vieux chiffon usé, troué, taché, malaxé à quelques soupes sorcières de sa composition, lui permettait de donner vie à de petites poupées, idoles servant probablement à la célébration de cultes infernaux, dont il gardait jalousement le secret. Petits formats et moyens pauvres mais grands effets. Tout un univers en ombres et lumières.

Alexis est du coté de la pluie, du brouillard et de l’hiver. Il aime la nuit et les apparitions, il croit aux fantômes, il hait le soleil qu’il juge vulgaire. Ce gars là, a probablement la lune noire au milieu du ciel. Bref, Alexis est un magicien qui travaille le dedans.

Est-il étonnant que Béatrice Soulié et sa galerie l’ait reconnu et lui accorde son premier permis d’exister ?

Beau voyage Alexis et amitié définitive.

Denis Pouppeville

Expositions
2002   Galerie Béatrice Soulié, Paris - exposition collective

2003   Galerie Béatrice Soulié, Paris - exposition personnelle

2004   Galerie Béatrice Soulié, Paris - exposition personnelle

            La Briqueterie, Amiens - exposition personnelle

2005   Espace Traverse, Mers-les-Bains - exposition
            personnelle

2006   Galerie Béatrice Soulié, Paris - exposition personnelle

2007   Galerie Béatrice Soulié, Paris - exposition personnelle

            Galerie Henry Boxer, Londres - œuvres en dépôt

            Galerie Solstices, Lille - exposition personnelle