
Un palais et une ombreJe connais un lieu extravagant. Dans la brume des plaines picardes, se dresse un palais immense et somptueux appelé “Université”. A l’intérieur du palais, un département, où de vieux savants, des chercheurs tentent de transmettre un peu de leur savoir à de jeunes étudiants en Art. Parmi les étudiants, parfois égarés, si on est un bon observateur, on peut y rencontrer quelques personnages singuliers.Là, j’ai rencontré Alexis Nivelle. Il essayait comme d’autres, d’obtenir une “licence en Art Plastique”, comme d’autres, ailleurs, essayent d’obtenir un permis de séjour. Le premier abord fut rustique. Mais l’humour, la goguenardise et peut-être ce que l’on appelle l’intelligence, effacèrent vite cette première impression. La conversation s’engagea sur Klee, Edgar Gillet, Spilliaert, Kubin … Il y a des gens à qui il ne faut pas trop enseigner. Il suffit de jardiner un peu, d’arroser souvent, d’ôter les quelques doutes qui empêcheraient la floraison et de laisser vivre. Le gaillard avait de la tripe, il était doué, très doué. De l’or dans les mains, dit-on. J’ai vu l’or couler. ![]() Alexis est du coté de la pluie, du brouillard et de l’hiver. Il aime la nuit et les apparitions, il croit aux fantômes, il hait le soleil qu’il juge vulgaire. Ce gars là, a probablement la lune noire au milieu du ciel. Bref, Alexis est un magicien qui travaille le dedans. Est-il étonnant que Béatrice Soulié et sa galerie l’ait reconnu et lui accorde son premier permis d’exister ? Beau voyage Alexis et amitié définitive. Denis Pouppeville |

Expositions
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