
| Depuis que Pétra Werlé a entrepris de cultiver les miettes
pour triturer des avortons railleurs et complices de la gravité
de son projet, elle rêve de panification universelle. Pétrousquins médusés, emmiellés tout vifs, ils ont valeur sigillaire. Le cri en panne, leur petit souffle gelé prend la mesure du vent qui les vivante. Hiéroglyphes de pacotille, nanissismes affûts de l’attente et du pressentiment, mal nés et sans os, ils sont nos doubles en couveuse, couvés dans les étoiles, car Pétra est sourcière du ciel perdu. Le ciel perdu n’est ni la vie, ni la mort, mais il est un peu là. Ainsi ramasse-t-elle, “avec d’énormes mains, l’histoire tourmentée du monde, tandis que de sa bouche s’envolent les … “Bésicles et lunettes d’approche indispensables seront prudemment soustraites aux enquêteurs de Lilliput” qui voudraient, dans le gruau de la vie, nous ôter le goût du pain. Du Savoir Secret de Pétra, si secrète, toute à son petit monde qui se dispute avec les mouches, toute au miracle de la multiplication de ses vibrions qui mangent la mie pour laisser la croûte, au hasard de la vie domestique, je ne dirai rien. Daniel Sardet![]() L’ogreDes regards torves et moqueurs, une lueur de lubricité qui rend notre sens du sérieux tout à fait dérisoire. Diaboliques, diablotins ! Funambules narquois, personnages hirsutes au regard malicieux, le plus souvent dotés d’étranges chapeaux … C’est le sexe convié au carnaval de l’humanité.Zeppo le hardi ! Picnambaz le fourbe ! Alberto le distrait ! Gepeto le malin ! C’est la dernière farce en œuvre de Pétra Werlé. Un cirque ! Comme on dit “quel cirque” ! A l’image de notre petite place sur cette planète rondouillarde et ventripotente - étranges gnomes, que nous sommes, venus pour la gratouiller ! la titiller ! la manger ! Et cette gesticulation de quéquettes à clochettes, de bistouquettes en goguette, d’équilibristes érotomanes, de souffles-au-cul spirituels, c’est le festin initial ! Le cannibalisme élémentaire où l’homme se dévore lui-même et se rit de se savoir comestible ! Ah, la bonne aubaine ! Et de savourer la queue ! Et de réclamer un peu plus de chatte, de miche et de bon cul. Huumm, quel délice ! Reprenez-en, c’est la fête au bon dieu qui a, dit-on, de beaux élastiques à ses chaussettes ! Noces anthropophages, apesanteur malicieuse, jeu de suspension, d’équilibre, entre l’homme et son sexe. La terre est une femme pain d’épice, et ce n’est que justice que de vouloir la dévorer tout à fait. Du pain bénit. Jean-François Ferrillon |

Expositions
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